lundi 14 mars 2016

Un midi chez Manto, bistronomie chinoise


Pfiou...Le temps passe tellement vite. Je n'ai pas vu passer février et nous sommes déjà presque à la moitié du mois de mars. J'ai fait mille choses pendant ces un mois et demi d'absence et je profite d'un week-end, clouée au fond de mon lit, pour vous en parler. 
Déjà voilà-ayez-youplaboum,  c'est fait : me voilà chef d'entreprise ! Et oui je n'ai pas chômé ces derniers temps puisque j'ai réalisé mille prouesses administratives dont je ne me pensais pas capable. Alors voilà je peux commencer à travailler pour de vrai. Je vous avais déjà parlé de mon métier/passion ici maintenant vous pouvez aussi le découvrir via mon site internet ou ma page facebook (n'hésitez pas à laisser un petit like).
Sinon trêve de publicités, j'ai aussi testé de nouvelles adresses durant les dernières semaines. Malheureusement plusieurs de mes photos sont coincées sur mon appareil photo qui refuse toute connexion avec le monde extérieur. En attendant de remédier à ce problème, et en espérant trouver une solution, je vous propose de venir faire, avec moi, une dégustation de mantos chez Manto, bistronomie chinoise. Alors un manto qu'est ce que c'est? C'est une sorte de petit pain fourré, cuit à la vapeur et poêlé. Ici j'avais choisi une assiette dégustation avec quatre mantos différents : un bœuf, un porc, un végétarien et un crevette. Idéal pour les curieux qui ne savent pas faire de choix. 

En dessert, j'avais choisi des pancakes à la myrtille avec un granité à la violette. Tout aussi délicieux. En plus d'être une merveille pour les yeux, l'assiette est aussi pleine de saveurs très intéressantes pour le palais ; un mélange fleuri, fruité, sucré qui se mari très bien avec la simplicité des pancakes. 



Le plus : Le lieu à la décoration épurée qui tranche des restaurants chinois habituels. Les assiettes évidement : avec des saveurs raffinées et recherchées. Le rapport qualité/prix. 

Les moins : La petite salle qui nécessite une réservation. Le temps d'attente entre le plat et le dessert.


Manto Bistronomie chinoise
7 quai de la Pêcherie
69001 Lyon
04 78 39 42 91

 

lundi 1 février 2016

Rencontre avec Maryse Dugois pour l'exposition #PAPIER


Cette semaine encore, toujours dans le cadre de l'exposition #PAPIER qui se déroulera à Paris du 5 février au 16 avril, j'ai eu la chance de rencontrer l'artiste Maryse Dugois.  Je suis allée à Rennes pendant une journée grise et pluvieuse, et en rentrant dans son atelier j'ai été frappée par la luminosité du lieu. Tout en poésie, en douceur, en légèreté et en jeux d'ombres et de lumières. Un atelier entièrement blanc, comme un cocon tout doux. Le papier devient fleurs, minéraux, velours...Il capte et renvoie la lumière par jeux de transparences. Un lieu comme un conte de fées.



 Pourrais-tu nous décrire ton travail ?

Mon travail consiste à créer ou retranscrire de nouvelles matières avec du papier. Je suis dans une recherche lumineuse liée à la nature. J'essaye de traduire une émotion. J'aimerais arriver à retrouver une "sensation neigeuse" par mes créations.
Je travaille essentiellement pour l'évènementiel et les vitrines de luxe.


Quelle est ta formation ?

J'ai étudié à l'école Boulle il y a plusieurs années, ce qui m'a permis d'apprendre le travail du dessin et d'avoir un regard sur les choses. Ensuite je me suis formée seule au travail du papier. C'est une recherche perpétuelle et de nombreux essais. 


Quelles sont tes sources d'inspirations ?

Essentiellement la nature et la lumière. Je puise beaucoup dans mes souvenirs d'enfance, passée au milieu de la nature. Je trouve que c'est une recherche inépuisable. Elle est très importante pour moi. Je cherche aussi à retrouver la lumière que l'on voit avec son regard d'enfant. La lumière est la base de mon travail et de mes réflexions. Je préfère trouver seule l'inspiration en me promenant plutôt qu'en surfant sur internet, je trouve que ça donne un travail plus personnel. 
J'aime garder toujours un lien avec le blanc, pour sa sérénité et sa luminosité. 





 Pourquoi as-tu choisi de travailler avec ce matériau qu'est le papier de soie ?

C'est venu assez naturellement. Il y a quelques années j'ai travaillé sur un projet de livres pour enfants et je devais réaliser des décors en carton. Pour le recouvrir, j'ai cherché un matériau à la fois mate, lisse, uni, fin et qui puisse être peint. Ensuite j'ai travaillé sur de plus grands formats, toujours avec une finition au papier de soie avec une patine. Et puis j'ai osé passer au blanc qui est une couleur plus personnelle. C'était une envie de lumière, de pénétrer la structure et la matière. Aujourd'hui je travaille uniquement en papier de soie avec des structures métalliques pour certaines pièces. Tout réside dans l'équilibre entre les phases de réalisations et les phases de séchages. Je fais aussi beaucoup de photos, au cours de mon travail, pour saisir différents éclairages sur mes créations en cours


Travailles-tu avec des dessins préparatoires ?

Je fais beaucoup de dessins mais plus pour mémoriser des idées. J'ai de nombreux carnets où je note mes idées. Je fais surtout des tests qui me permettent de voir s'il est possible de rendre réel un projet. Lors d'une commande, je propose des dessins, des volumes, des croquis. Je réalise souvent une mise en espace à l'échelle pour les scénographies.
Je suis guidée par mes commandes. Lorsqu'elles sont très créatives cela permet d'avancer dans mon travail de recherches. Certaines nouvelles découvertes me permettent de rebondir. J'ai souvent carte blanche pour mes projets sur commande.



Quelles sont les pièces qui seront exposées à l'Atelier du Viaduc des Arts à Paris ?

J'expose une dizaine de pièces. Certaines, petites, sont des créations sous globes de verre. Il y a aussi de plus grandes pièces et des installations.


Pour finir, préfères-tu travailler en musique ou dans le silence ?

Généralement je préfère travailler dans le silence ou avec des musiques peu présentes pour rester au calme. Parfois aussi j'aime écouter France Inter à la radio, cela me permet de rester connectée avec les nouveautés culturelles. Par période, il m'arrive aussi d'écouter un artiste, un album ou une musique en boucle. Récemment j'ai eu une période Amy Winehouse ou encore Ludovico Einaudi.






Infos pratiques :

Maryse Dugois exposera à l'Atelier du Viaduc des Arts du 5 février au 16 avril.
 55 avenue Daumesnil 
75012 PARIS
Ouverture du mardi au samedi
de 11h à 13h et de 14h à 19h. 

jeudi 28 janvier 2016

Rencontre avec Coralie Laverdet pour l'exposition #PAPIER




Début février se tiendra à Paris une exposition sur un matériau que je connais bien : le papier. Je vous ai déjà parlé ici de mon métier qui consiste à restaurer ce support. Aujourd'hui je m'intéresse à ceux qui le traitent afin de le faire devenir "œuvre d'art". L'exposition aura lieu du 5 février au 16 avril sur deux sites des Ateliers d'Art de France : l'Atelier et la Galerie Collection. Durant ces deux mois une vingtaine d'artistes seront exposés et proposeront des ateliers, des animations et des rencontres.




Lorsque les Ateliers d'Art de France m'ont proposé de rencontrer des artistes afin de parler de leur travail j'ai immédiatement accepté.
Il y a quelques jours, j'ai donc fait la connaissance de Coralie Laverdet une artiste qui développe dans ses œuvres poésie et sensibilité. Elle travaille aussi bien le papier que le bois "tout ce qui touche à la fibre"; elle nous raconte une histoire à travers ses sculptures. Lors de l'exposition on pourra admirer trois de ses œuvres : Curiosité VII, Chemin de traverses II et Eminence IV.




Notre rencontre a eu lieu dans un café parisien près des Ateliers d'Art de France. Autour d'un, deux, trois cafés et d'un déjeuner nous avons parlé de tout et de rien, de son métier, de notre passion commune, de nos doutes, de nos envies, de créations : un doux moment rempli de générosité, de sensibilité et de vérité. Un échange enrichissant comme il est plaisant d'en avoir. En nous quittant j'avais cette sensation que nous nous connaissions depuis toujours. Un instant nous en avons presque oublié les questions que j'avais préparées pour le blog.




Quelle est ta formation ?



J'ai étudié pendant cinq ans à l'école Boulle à Paris en métier d'art où j'ai obtenu mon DMA sculpture puis j'ai intégré les Beaux Arts de Paris. En parallèle de mon diplôme, j'ai  travaillé avec un sculpteur durant quelques temps ; cela m'a apporté l'approche monumentale de la sculpture. Je remercie Nicolas Alquin de m’avoir accueilli au sein de son atelier durant ces 5 années ; sa profonde générosité et humanité.



Comment décrirais-tu ton travail ?



J'essaye dans mon travail d'apporter de la poésie et de la sensibilité. Je joue beaucoup avec la lumière. Je crée en fonction de mes envies et de ce que m’inspire le monde. Les pièces qui vont être présentées sont des œuvres qui n'ont jamais été exposées à Paris.





Comment t'est venue l'idée de travailler avec le papier ?



J'ai choisi de travailler avec du papier naturellement, en ramassant et en recyclant ce matériau que l'on trouve partout et que, malheureusement, on gâche beaucoup. C'est un peu une façon de dénoncer cette surconsommation. Pour moi c'est comme une évidence de travailler avec cette fibre, comme avec celle du bois. Le papier parle de l'humain, sa force et sa fragilité, il peut être malmené, froissé, …



Où trouves-tu ton inspiration ?



Partout. Dans la nature, dans l'humain, dans l'infiniment grand mais aussi l'infiniment petit. Une idée peut se calquer sur une commande ou naître seule. Tout est source d'inspiration. Il m'est arrivé de travailler avec de vieux actes notariés pour un cabinet notarial par exemple. Comme je récupère tout, le support peut m'inspirer. J'ai ramené aussi certains papiers de mes voyages au Népal, en Inde, en Chine…





Travailles-tu en musique ou dans le silence ?



Ça dépend ; parfois j'aime être au calme et d'autres fois je peux écouter des émissions de radio, les nouvelles du monde, de la musique douce, du monde, classique… j'aime les sons "aérés" qui permettent de faire fonctionner l'imaginaire.





Fais-tu des dessins préparatoires ou des essais avant de te lancer ?



Oui toujours ; avant une commande je propose des échantillons et des photos. Je fais beaucoup d'expérimentations. Je garde aussi mes "accidents" qui sont parfois de bons tests pour d'autres projets. J'aime interpeller sur la notion de détournement de matière et jouer sur la perception qu'on en a.





T'arrive-t-il de créer plusieurs fois une pièce ?



Chaque création est unique et elle amène à une remise en question esthétique et technique. Mais la méthode utilisée ou le rendu peut être réutilisé pour d'autres pièces semblables. C'est pour cela que l'on retrouve plusieurs pièces "galets" par exemple, qui sont numérotées.





Proposes-tu un atelier dans le cadre de l'exposition ?



Oui lors d'une rencontre le 15 mars avec des étudiants, je ferai une présentation de mon travail et de quelques échantillons de matière. 



Quels sont tes futurs projets ?



Je suis actuellement dans une phase de restructuration. J'ai envie d'orienter mon travail vers le partage et l'échange. Pourquoi pas ouvrir mon atelier au public ou à d'autres artistes. Je continue à prendre des commandes tout en essayant de combiner au mieux vie professionnelle et vie personnelle.





Crédit photo Coralie Laverdet. 


Infos pratiques :

Coralie Laverdet exposera du 5 février au 16 avril à la galerie Collection d'Atelier d'Art de France.
4 rue de Thorigny
75003 PARIS
Ouverture du mardi au samedi
de 11h à 13h et de 14h à 19h