lundi 7 décembre 2015

Mademoiselle Robert vous emmène manger une choucroute (ou pas)


Et si on débutait cette nouvelle semaine par une petite choucroute? Oui je sais la choucroute c'est très glam dès le lundi ! En même temps voilà, j'ai envie de vous parler de cette institution lyonnais qu'est la brasserie Georges. Depuis 1836, la brasserie Georges, située à deux pas de la gare de Perrache, régale des centaines de personnes par jour. 
Une grande salle au style Art Déco, des rangées de tables bien alignées, des dizaines de serveurs en costume qui grouillent et un orchestre qui donne le rythme. Un lieu mythique, des bières légères et goûteuses, des assiettes savoureuses et des desserts gourmands... Je vous laisse avec les images.






Que vous choisissiez une choucroute traditionnelle, une choucroute de la mer ou même un tartare (préparé sous vos yeux), tout est gouteux, bon, et complet. Et pour la bière, qu'elles soient blondes, rousses ou ambrées, elles méritent toute d'être goûtées. 




Pour les desserts je vous conseille l'omelette norvégienne, spécialitée de la maison, mais n'oubliez pas de la commander au début du repas, sinon après ce sera trop tard. Mais le feuilleté au chocolat ou l’ile flottante aux pralines roses sont merveilleux aussi.


La brasserie George
"Bonne bière et bonne chère depuis 1836
30, Cours de Verdun
69002 LYON Perrache
04 72 56 54 54 

lundi 30 novembre 2015

Brèves de vie et décoration.


Aujourd'hui j'ai envie de vous parler déco. Ceux qui me suivent sur instagram le savent déjà, il y a quelques temps j'ai déménagé. Quitter la capitale pour revenir m'installer en province. Ainsi j'ai gagné quelques mètres carrés habitables et surtout de l'espace pour pouvoir m'amuser avec la décoration. 
Chez moi tout est toujours en mouvement, rien n'est jamais vraiment terminé. Mais je voulais vous présenter quelques photos de mon nouveau salon avec comme pièce maîtresse ma bibliothèque en caisses de vin que j'aime à la folie. 




 La canapé avec cette tête de lit vintage trouvée dans le grenier chez mes parents. Et ma collection de coussins. 
Coussin Ikéa, Coussins DIY avec tissus Ikéa, mes deux nouveaux Only Déco : le bleu, le noir et doré, mon monstre DIY et mes chouettes Paapi Design (déjà vues ici)


 Pour finir, mon étagère à cactus DIY. Basée sur ce modèle qui n'était pas du tout dans mon budget.

lundi 23 novembre 2015

Un métier, une passion.




Depuis quelques temps, je voulais vous parler d'un métier qui me tient particulièrement à cœur : la restauration de patrimoine.
Ce métier est aujourd'hui le mien et je trouve plus facilement les mots pour le décrire. 
Il y a cinq ans, j'ai commencé une formation de restaurateur conservateur d'arts graphiques. Je suis tombée là dedans un peu par hasard à un moment où je cherchais ma voie et en même temps, étrangement, c'est un métier qui a toujours fait partie de moi. Sans savoir vraiment que ça existait, je me suis toujours tournée vers lui.






                Oui mais alors, restaurateur qu'est ce que c'est?

Ici on ne parle pas de gastronomie, cette restauration là est beaucoup plus historique, bien que tout aussi technique et précieuse.
Le rôle du conservateur restaurateur est de veiller à la sauvegarde des biens culturels afin de les mener le plus loin possible. Le patrimoine est quelque chose de primordial dans notre monde ; comme l'Histoire il permet de définir d'où l'on vient et un peu où l'on va. Faire partie de la sauvegarde de notre Histoire me plaisait énormément. Lorsque je me suis lancée j'avais en tête de travailler sur ce qu'on appelle dans notre jargon la peinture de chevalet, c'est-à-dire les tableaux. Mais très naturellement un autre matériau est venu à moi : le papier.
La restauration de papier, beaucoup moins connue que sa grande sœur la peinture, n'est pourtant pas à laisser pour compte. En effet, le papier fait partie de notre vie depuis plusieurs siècles maintenant et avant lui le parchemin qui a longtemps été un support d'écriture.
De nos jours, le papier est partout. On le jette, on le recycle et on recommence. Mais pendant longtemps il était considéré comme un matériau noble et cher.
Au début c'est sa fragilité et sa résistance qui m'ont attirée et fait oublier le "noble" support de la toile.
Ensuite, j'ai découvert que le papier ce n'était pas forcément des affiches, des livres ou des documents administratifs mais qu'il était un des matériaux principaux de nombreux objets de notre vie quotidienne.







                Et donc la restauration de papiers concrètement ?

Concrètement mon travail est de redonner/prolonger la vie d'"œuvres" réalisées sur un support papier. Pour cela j'utilise des techniques et des matériaux adaptés à chaque papier, chaque situation. C'est un métier qui évolue constamment, au fil des traitements mais aussi en fonction des nouvelles découvertes. C'est ça que j'apprécie : le renouveau, la "non-routine", le perpétuel changement. Chaque geste doit être précis et contrôlé, le restaurateur, comme le chirurgien du papier, n'a pas le droit à l'erreur. Et, un peu comme les chirurgiens, nous ne remplaçons pas chaque "organe" défaillant mais nous essayons plutôt de conserver au mieux les éléments encore présents.



L'apprentissage est beaucoup basé sur la pratique afin d'adopter les bons réflexes et les gestes adaptés. Le résultat n'est malheureusement pas toujours à la hauteur des attentes. Le restaurateur n'est pas un magicien. Son but n'est pas de faire du neuf avec du vieux. De plus, les traitements sont contrôlés par une déontologie très précise. Les matériaux utilisés doivent être stables, neutres, réversibles et ne doivent pas modifier l'œuvre. Tout le rôle du restaurateur réside dans le bon dosage des traitements à effectuer.



Et ce sont ces choix, ces décisions, ces recherches, cette pratique toujours nouvelle que j'affectionne particulièrement dans ce métier qui est maintenant mon métier.